En copropriété, la loi est de votre côté depuis 2011 : le syndicat ne peut pas s’opposer à l’installation d’une borne sur votre place privative. Ce qui coince en pratique, ce ne sont pas les votes, ce sont les délais et le choix entre solution individuelle et infrastructure collective.

Notre guide complet sur le droit à la prise détaille la procédure et les points de blocage, et le guide des aides 2026 donne les barèmes ADVENIR à jour. Pour établir le devis qui servira de base à votre notification, contactez un installateur qualifié IRVE.

Le syndic peut-il refuser l'installation d'une borne ?

Non. Le droit à la prise permet à tout occupant d'une place de stationnement, propriétaire ou locataire, de faire installer une borne à ses frais sans autorisation de l'assemblée générale. Le syndic doit être informé, pas consulté. Il ne peut s'opposer que pour un motif sérieux et légitime, en saisissant le tribunal judiciaire dans un délai de trois mois. En pratique, ces recours sont rares et rarement gagnants.

Faut-il un vote en assemblée générale ?

Non pour une installation individuelle au titre du droit à la prise : l'AG en prend acte, elle ne vote pas. Le vote n'est requis que pour une infrastructure collective financée par la copropriété. Si on vous oppose « il faut un vote » pour votre borne personnelle, c'est inexact.

Quelle est la procédure exacte ?

1) Faites établir un devis détaillé par un installateur qualifié IRVE. 2) Notifiez le syndic par lettre recommandée avec accusé de réception, en joignant la description des travaux et un schéma. 3) Attendez le délai de trois mois : sans saisine du tribunal, vous pouvez lancer les travaux. 4) Une convention fixe les conditions d'accès aux parties communes ; le silence du syndic vaut accord. 5) Travaux, une à deux journées.

Combien de temps prend la démarche du début à la fin ?

Quatre à six mois de bout en bout, en comptant l'établissement des devis, la notification, le délai légal de trois mois et les travaux. Les copropriétés réactives descendent à trois mois, les plus lentes dépassent l'année. Anticipez : ne commandez pas votre véhicule électrique en comptant recharger chez vous le mois suivant.

Combien coûte une borne en copropriété ?

Cela dépend surtout de la distance entre le local technique et votre place. Raccordement sur une infrastructure collective existante : 700 à 1 200 € (le cas le plus favorable). Installation individuelle, place proche du local technique : 1 500 à 2 200 €. Parking en sous-sol éloigné : 2 500 à 4 000 €. Le poste qui fait exploser les budgets est le cheminement du câble (chemins de câbles, percements coupe-feu, longueurs de 50 à 100 m).

Quelles aides pour une borne en copropriété ?

La prime ADVENIR, fortement revalorisée au 1er avril 2026 : jusqu'à 1 000 € HT pour une borne individuelle sur place privative, 1 660 € HT pour une borne partagée, 12 500 € HT pour une infrastructure collective, plus une surprime jusqu'à 8 000 € HT pour les travaux VRD en parking extérieur. Attention : la revalorisation ne s'applique qu'aux projets votés en AG à partir du 1er avril 2026. S'y ajoute la TVA à 5,5 %.

Vaut-il mieux une installation individuelle ou collective ?

Si vous êtes le premier d'un immeuble où d'autres suivront, militez pour l'infrastructure collective : la copropriété fait poser une colonne électrique dédiée, et chaque copropriétaire s'y raccorde ensuite pour 700 à 1 200 € au lieu de 2 000 à 4 000 €. Le vote prend du temps, mais l'économie collective est massive et la prime ADVENIR bien supérieure. L'individuel est plus rapide mais conduit à un empilement de câbles que les syndics finissent par refuser.

Je suis locataire, ai-je le droit d'installer une borne ?

Oui, le droit à la prise s'applique aussi aux locataires. Vous devez informer votre propriétaire par lettre recommandée, puis le circuit est le même vers le syndic. Le bailleur ne peut s'opposer que pour motif sérieux et légitime. Point d'attention : l'installation reste dans le logement à votre départ, sauf accord contraire. Sur une location courte, négociez une participation du propriétaire, qui valorise son bien.

Que faire si le syndic ne répond pas ?

Son silence ne vous bloque pas. À l'issue des trois mois sans saisine du tribunal, vous pouvez faire réaliser les travaux. Conservez précieusement l'accusé de réception de votre lettre recommandée : c'est la pièce qui fait courir le délai et qui prouve votre bonne foi.

On m'oppose la sécurité incendie du parking, est-ce recevable ?

Ce motif n'est recevable que s'il est étayé par un règlement de sécurité spécifique au parking couvert. Un installateur qualifié IRVE sait dimensionner une installation conforme : demandez-lui une note technique à joindre à votre dossier. Un argument générique sur « le risque incendie des voitures électriques » ne constitue pas un motif sérieux et légitime au sens de la loi.